Manifeste pour un développement humain durable – L’être humain et la nature, quelle écologie? (Foulquier, Charlionet)

un texte remarquable de mes deux amis Luc et Roland, membres de la commission écologie du PCF. Texte dont je conseille la lecture à chaque séance de formation que j’assure. De quoi largement en faire un livre, amis éditeurs c’est pour vous aussi!

bonne lecture

Ce livre victime de son succès est épuisé, mais vous pouvez télécharger (gratuitement) le texte qui a été la base de cette ouvrage.

Evidemment nous ne pouvons que vous encourager à commander ce livre ( édition de la Fondation Gabriel Péri), mais en attendant qu’il soit à nouveau disponible vous pouvez le lire sous format PDF

pour télécharger le texte : cliquez ici

 

LIVRE3

 

 

Introduction du livre:

Aujourd’hui nul ne peut ignorer que l’empreinte humaine sur la nature soit particulièrement massive. Beaucoup s’en inquiètent. Certains incriminent les techniques de plus en plus performantes, donc potentiellement dangereuses et destructives : ne risquent-elles pas de perturber pour longtemps, du moins à l’échelle humaine, les supports naturels sur lesquels se fondent nos sociétés? D’autres, et parfois les mêmes, mettent en cause la démographie galopante et la société de consommation débridée dans laquelle nous vivons qui conduiraient inéluctablement vers un épuisement des ressources terrestres. Pour nous qui sommes de culture marxienne, sans pour autant nier que l’impact anthropique sur la nature se fasse chaque jour plus pressant, nous pensons qu’il s’agit avant tout d’élaborer, pas à pas, une nouvelle organisation sociale qui permette aux activités humaines individuelles et collectives d’interagir avec l’environnement en protégeant les biens communs naturels de l’humanité que sont le climat, l’air, l’eau, la biodiversité, les sols etc., ainsi qu’en exerçant une vigilance soutenue sur l’évolution des équilibres naturels. Est-ce pure utopie ? A notre avis certainement pas, tant nous sommes convaincus que les rapports être humain/nature constituent un enjeu majeur du développement de l’humanité, et qu’il est possible maintenant – bien qu’il soit sans doute grand temps – de les adapter convenablement. Dans cet ouvrage nous cherchons à nous inscrire utilement dans le débat ouvert sur ce sujet. Nous critiquons, de manière constructive, les réponses qui sont communément fournies, en abordant notamment les notions largement popularisées de développement durable, de principe de précaution et, en négatif, de productivisme. Nous présentons également les perspectives d’élaboration d’une civilisation nouvelle émancipatrice pour les êtres humains et respectueuse de l’environnement naturel et nous concluons sur l’incontournable nécessité du développement des biens communs de l’humanité. Nous fondons l’ensemble de nos analyses en interrogeant tout d’abord l’origine du développement de l’humanité.

Notre objectif n’est pas d’être exhaustif dans le domaine de l’écologie. Nous n’abordons que quelques unes des questions parmi celles qui sont le plus controversées (par exemple les plantes génétiquement modifiées et l’énergie…) alors qu’un grand nombre d’autres thèmes importants n’y figurent pas. Nous avons souhaité mettre en exergue une méthodologie réflective plutôt que d’apporter des solutions toutes prêtes à être appliquées aux différents problèmes environnementaux rencontrés.

Les relations êtres humains/nature sont au centre de cet ouvrage. Elles sont traitées avec un parti pris marxien en nous appuyant sur les analyses anthropologiques que le philosophe Lucien Sève a développées dans son livre  » L’homme « ? (édition La dispute, 2008). Nous avons également pris connaissance en rédigeant cet ouvrage du travail réalisé par John Bellamy Foster, Marx écologiste, publié en 2011 aux éditions Amsterdam. Nous sommes heureux de nous retrouver en forte cohérence de pensées avec l’ensemble des analyses qui y sont si intelligemment présentées : John Bellamy Foster nous rappelle texte à l’appui que Marx n’a jamais cessé de penser ensemble l’être humain et la nature et qu’il a vigoureusement dénoncé la rupture engendrée par le capitalisme de « l’interaction métabolique » entre la nature et les sociétés humaines. La notion de biens communs de l’humanité occupe également une place essentielle dans notre réflexion. Nous empruntons pour cela la définition des biens communs donnée par le prix Nobel d’économie, Elinor Ostrom. Des analyses peu souvent élaborées dans le cadre du développement durable sont présentées, telles que les modes de production cyclisée ou le défi du progrès des connaissances scientifiques et techniques. En outre nous avons placé, à la fin de la quatrième partie, des propositions synoptiques qui permettent d’assurer une cohérence de pensées sur l’ensemble des sujets traités. Ce chapitre peut être lu séparément du reste de cet opuscule et reprend son sous-titre « Manifeste pour un développement humain durable ».

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