Politique et entreprise : le retour

Une salariée interpelle des dirigeants d'Air France. (capture vidéo)

Une salariée interpelle des dirigeants d’Air France. (capture vidéo)

« L’ entreprise n’est plus le lieu central où s’exprime une conscience politique » qui a écrit une telle énormité me direz vous, vu l’ambiance du moment avec Air France?….Jean Luc Mélenchon, dans son livre (*), il y a un peu plus d’un an (titre « L’ère du peuple »), propos qu’il a plusieurs fois confirmé et défendu face au tollé que cela avait soulevé.

extrait du livre

Capture d’écran 2015-10-11 à 20.22.23

(…)

(voir aussi sources en fin de post pour plus de détails)

(voir aussi sources en fin de post pour plus de détails)

Sa démonstration semble imparable, et ce serait donc avant tout dans les « nouveaux lieux urbains » que les consciences politiques se formeraient aujourd’hui, plus vraiment dans les entreprises, lieux « has been » de la lutte des classes.  Pourtant vu les interviews qu’il donne en ce moment dans les médias, s’épandant longuement sur ce conflit et expliquant en long et en large son importance « dans les consciences populaires » , je pense que JLM a du changer d’avis en l’espace d’un an. C’est tant mieux.

En effet, gageons qu’avec les derniers événements très médiatisés d’Air France, je veux surtout parler de la vidéo de cette femme qui interpelle avec ses tripes les dirigeants de la compagnie, on oubliera vite ce genre de thèses malheureuses qu’on voit fleurir partout dans les « think tank » ces fameux « laboratoires d’idées » à gauche : elles feraient perdre des dizaines d’années très précieuses quant à l’efficacité des luttes et la compréhension du réel pour le monde du travail.

Mais reconnaissons le, ces thèses ont malgré tout un avantage : elles sont « confortables » dans le sens où elles contournent la difficulté réelle des luttes dans les entreprises à aboutir et la violence des conflits que nous connaissons. Elles font fi de la lenteur que prend nécessairement  les processus politiques, processus qui nécessitent des mobilisations et des campagnes sur le terrain de longue durée pour provoquer des changements durables. Elles rejettent la pratique politique sur le terrain du bon voisinage dans les quartiers, des discussions à la terrasse des cafés des centres villes, ou dans le cadre de la pratique associative, ce qui est plus commode et peut être plus en adéquation avec la réalité vécue et le mode de vie de ceux qui prônent ce genre de théories.

Il n’en reste pas moins qu’elles vont tout simplement à contre courant de tout ce qu’a été l’histoire du monde ouvrier au sens large jusqu’à présent. Et pour ceux qui vivent la réalité du monde du travail au quotidien, même en étant actifs dans des associations de quartier ou autre, même en étant amateurs de discussions dans les bars et dans les soirées, ils savent que c’est surtout et avant tout, au boulot, avec les collègues, que se nouent beaucoup de choses en politique, et ce, depuis longtemps.

AB

(*) extrait du livre « L’ère du peuple » consultable sur ici

Capture d’écran 2015-10-17 à 00.53.12

Capture d’écran 2015-10-11 à 20.22.23

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s